Malgré une formation et un management enseignant des pratiques de travail que nous estimons vertueuses, nous ne pouvons pas placer un «surveillant» derrière chaque fundraiser et nous ne sommes jamais à l’abri que l’un d’entre eux ne soit pas digne de la confiance que nous lui faisons en transgressant nos fondamentaux éthiques.

C’est pour, le cas échéant, laisser intacte la confiance légitime que porte chaque donateur à nos associations partenaires et permettre la reprise d’un dialogue en toute transparence, que nous avons tenu à mettre à disposition sur le verso du bulletin de soutien la synthèse de nos fondamentaux éthiques ainsi que la possibilité de nous écrire à ethique@ongconseil.be et/ou de consulter la FAQ ci-dessous.

Si vous jugez que votre soutien à l’association est né d’un dialogue avec un fundraiser ayant notamment eu recours au mensonge, à la culpabilisation ou la manipulation, nous vous invitons à écrire à ethique@ongconseil.be ou à appeler le numéro suivant : 02 210 57 00, du lundi au vendredi, de 09h à 18h. Vous aurez un échange, cette fois en toute transparence, autour de l’objet social de l’association ou des modalités du don régulier. Vous aurez alors la possibilité de décider de poursuivre votre don ou de l’annuler, le cas échéant.

Mobiliser un grand nombre de bénévoles est extrêmement compliqué

Il est extrêmement difficile de mobiliser en grand nombre des bénévoles qui travailleraient cinq jours sur sept, par tous les temps, six heures dans la rue à solliciter la générosité du public. Collecter des dons dans la rue de manière massive, éthique et efficace, est un métier exigeant qui mobilise de nombreuses compétences et une grande capacité à essuyer les refus, l’indifférence, parfois même les insultes.

La collecte par des bénévoles est possible pour des événements ponctuels (journée de quête nationale de la Croix-Rouge par exemple) mais pour s’inscrire dans la durée, l’expérience a prouvé qu’il était impératif de lui préférer une collecte professionnalisée.

Une exigence de rentabilité

Les associations ne peuvent se contenter de compter sur les donateurs spontanés, ultra-minoritaires, si elles souhaitent voir leurs moyens d’action augmenter de façon significative et durable.
Elles doivent solliciter le grand public : par courrier, lors d’événements médiatisés, via des campagnes d’affichage, sur Internet…

Cette sollicitation efficace et organisée n’est jamais gratuite, elle est par contre guidée par des impératifs de rentabilité : l’argent d’une association doit servir ses actions, l’argent qu’elle investit dans la collecte de fonds doit donc lui procurer des ressources importantes.

Lorsqu’une association s’engage dans un programme de collecte de fonds de rue avec ONG Conseil, elle récolte en moyenne 4 fois la somme qu’elle a investie au départ sur cinq à six ans.

En effet, les donateurs par prélèvement automatique le sont en général pendant plusieurs années. Le don sollicité de façon professionnelle (prélèvement automatique ou autre) ne s’oppose en rien au don spontané, mais vient s’y ajouter, et de façon autrement plus massive, dans le but de permettre aux associations de développer durablement leurs moyens d’action au service des causes qu’elles défendent.

Les fundraisers sont rémunérés à l’heure prestée

Leur rémunération brute de l’heure est exclusivement fixe et s’élève à

  • 11,47 € de l’heure pour les fundraisers juniors ,
  • 12,27 € de l’heure pour les fundraisers confirmés,
  • 14,66 € de l’heure pour les fundraisers boosters,
  • 15,74 € de l’heure pour les responsables d’équipe,
  • 16,31 € de l’heure pour les responsables d’équipe confirmés,
  • 16,83 € de l’heure pour les responsables d’équipe polyvalent,
  • Pour les responsables programme terrain, la rémunération est définie selon l’expérience.

Le caractère fixe de la rémunération est pour nous primordial. Il représente un « garde-fou » indispensable aux risques de manipulation ou de « forcing » du public, manoeuvres auxquelles nous sommes fermement opposés. La rémunération n’est donc jamais liée au niveau de collecte réalisée.
Les deux jours de formation initiale sont rémunérés de la même façon.

Nos fundraisers sont formés en étroite collaboration avec les ONG

Les fundraisers participent en début de mission à une formation de deux jours largement consacrée à l’association, à son histoire, à ses valeurs, à ses moyens d’action, ou son budget…

Cette formation est construite en étroite collaboration avec les salariés de l’association afin de transmettre des connaissances sûres au fundraiser.
Par ailleurs, le fundraiser reçoit un guide, validé avec l’association, lui permettant d’approfondir ses connaissances au quotidien ainsi que des revues de presse régulières concernant l’actualité de l’association.

L’obligation de s’informer régulièrement autour de l’actualité de l’association ou des thèmes qu’elle aborde fait partie intégrante du métier de fundraiser.
À titre d’exemple, nous demandons tour à tour chaque fundraiser de préparer un exposé permettant à l’ensemble de l’équipe d’approfondir un thème en particulier.

Les fundraisers sont régulièrement invités à assister à des ateliers organisés par les associations partenaires et nous organisons également des projections privées dans nos locaux accompagnées d’un débat avec un spécialiste de l’association.

S’est-il contenté de changer de blouson ?

Une mission de collecte de fonds de rue est réalisée au bénéfice d’une seule association. L’équipe est exclusivement recrutée et formée pour cette mission de cinq à six semaines.

Certains fundraisers exercent ce métier « à l’année » et sont donc conduits à participer à plusieurs missions. Dans le cas où un fundraiser serait amené à représenter une nouvelle association, sa nouvelle mission pour le compte de cette association est obligatoirement précédée d’une formation de deux jours et complétée personnellement par le fundraiser tout au long de sa mission.

En réalité, beaucoup de fundraisers ont leur « association de prédilection ». D’autres refusent de travailler au nom d’une association par conviction personnelle et nous respectons systématiquement ce choix.

Le choix de donner est libre. Cependant, nombre d’entre eux sont de multi donateurs.

Pour les fundraisers comme pour le grand public, le choix de donner ou de ne pas donner est libre, propre à chacun et ne donne lieu à aucun jugement de valeur.
Toutefois, nous observons qu’un grand nombre de fundraisers soutiennent traditionnellement au moins l’association qu’ils défendent lorsqu’ils ne sont pas multi donateurs (jusqu’à 5, 10, voire 15 associations pour les plus engagés d’entres-nous !)

Nous fonctionnons selon le principe de non discrimination

L’acte de don est socialement utile et en général intellectuellement valorisant. Il doit donc s’offrir à tous. Fort de ce constat, ONG Conseil s’est toujours interdit toute discrimination ou ciblage dans ses démarches auprès du grand public.
C’est pourquoi, nous sommes en réalité présents partout où nous avons la possibilité de rencontrer un maximum de personnes, de tous âges, sexes, milieux sociaux, que le quartier soit réputé « riche » ou «populaire »…
Nous constatons d’ailleurs que toutes les catégories sociales sont généreuses, à la hauteur de leurs moyens.

Il peut exister de multiples raisons à la non exécution du prélèvement

L’exécution d’un prélèvement prend généralement entre une à trois semaines à être effective. Ce délai s’explique par un besoin d’encodage des informations et de mise en banque. S’il existe un problème avec certaines informations manquantes sur votre bulletin, cela peut justifier un non prélèvement bancaire. Les raisons les plus courantes sont une erreur dans le numéro de compte bancaire, une adresse manquante (il s’agit d’un mandat de domiciliation), ou encore une date de naissance manquante.

Si toutes les informations que vous avez communiquées sur le formulaire sont correctes et complètes, nous vous invitons à vérifier auprès de votre banque. Parfois, un mauvais choix sur le jour de prélèvement empêche celui-ci car le solde bancaire n’est pas suffisant au moment de la transaction.

Si le moindre problème existe sur votre bulletin, nous ne pourrons pas corriger ces informations avec vous

Afin d’assurer la continuité de la rencontre en rue, tout donateur est rappelé pour être remercié. Cet appel de remerciement assure également une veille qualitative qui vous permet de vérifier toutes les informations du bulletin.

S’il existe un problème avec certaines informations manquantes sur votre bulletin, cela peut justifier un non prélévement bancaire. Les raisons les plus courantes sont une erreur dans le numéro de compte bancaire, une adresse manquante (il s’agit d’un mandat de domiciliation), ou encore une date de naissance manquante.

Conformément à la loi du 8/12/1992, relative à la Protection de la Vie Privée, les données à caractère personnel qui seront rassemblées sur fichier pourront être utilisées par l’association et ses partenaires pour vous tenir au courant de leurs activités. Vous disposez d’un droit de regard, de correction et de suppression de vos données. Pour tout autre renseignement, vous pouvez contacter la Commission de la Protection de la Vie Privée, Rue Haute 139 à 1000 Bruxelles.

La date de naissance est un élément clé permettant de vérifier l’identité du donateur

Le mandat de domiciliation européen assure une vérification de la concordance des informations entre l’identité du donateur et ses coordonnées bancaires. La date de naissance permet, partiellement, cette vérification. Par ailleurs, elle permet d’identifier rapidement si un donateur est mineur, ceux-ci n’étant pas légalement autorisé à souscrire à un mandat de domiciliation avant leur majorité.

La date de naissance est un élément clé permettant de vérifier l’identité du donateur

La loi n’autorise que les personnes majeures à souscrire à un mandat de domiciliation européenne. A cette fin, un mandat signé (même la veille de la majorité) sera invalidé.